Live enregistré fin mai 2021 chez Johann, au Pays basque, les deux hommes installés dans des pièces séparées. Marc Boucher de Lignon se présente : 61 ans, une trentaine d'années de permaculture, de longues années de travail en Afrique, une expérience de mort imminente, et un livre sur ce qu'il appelle les architectures invisibles qui nous gouvernent. Il décrit un changement de cycle, donc une phase de chaos avant une réorganisation moins pyramidale, et en tire une consigne : bâtir de l'autonomie alimentaire, énergétique et humaine. Johann va plus loin. Il affirme que les vaccins contre le Covid tuent déjà en masse sans que ces morts soient comptées comme telles, parle d'un plan génocidaire, et en déduit des ruptures d'approvisionnement faute de bras dans la production et la distribution. Il prévoit un desserrement pendant l'été puis un durcissement en septembre, évoque la vaccination des cas contacts et cite des centres de vaccination installés près d'écoles au Royaume-Uni. Marc Boucher de Lignon replace ces événements dans une continuité : pour lui l'épisode H1N1 de 2009 était un test grandeur nature, un livre paru en 1953 décrivait déjà le programme, et des campagnes de vaccination en Afrique ont servi à stériliser des fillettes. Les deux assument par avance l'étiquette de complotistes.
Vient ensuite la partie solutions, et d'abord la nourriture. Marc Boucher de Lignon raconte le maraîchage bio-intensif qu'il dit avoir monté en Afrique, sur 5 000 mètres carrés, où un couple d'agriculteurs et une traction animale nourrissaient selon lui 70 à 100 familles. Il conseille d'acheter des semences reproductibles et non hybrides, de produire ses propres graines, cite le producteur de tomates Pascal Poot, revient sur la lacto-fermentation et sur l'intérêt des caves pour stocker. Il détaille la construction en super adobe, des maisons en sacs de terre qu'il chiffre entre 15 000 et 18 000 euros pour six à huit semaines de chantier, couplées à un puits canadien qui préchauffe l'air en hiver et rafraîchit en été sans climatisation. Johann appelle de son côté à acheter des terres à plusieurs, à quitter les villes et à retirer les enfants de l'école dès la rentrée de septembre.
Sur l'organisation, Marc Boucher de Lignon renvoie à la communication non violente et à la gouvernance partagée, cite les outils GlassFrog et Holaspirit, et propose comme premier exercice d'observer ses propres émotions. Il décrit un système japonais de crédits de services rendus aux anciens, une monnaie née dans une favela brésilienne, un mécanisme de crédit mutualisé entre entreprises, et évoque la possibilité de placer un terrain en bien commun en s'appuyant sur des textes antérieurs au code napoléonien, avec l'aide d'un homme de 84 ans dont il refuse de donner le nom. Il cite One Community Global, Open Source Ecology et son tracteur open source à environ 7 000 dollars, et l'école Tekos, où les élèves qui ont compris une leçon l'enseignent aux autres. Tous deux critiquent l'école telle qu'elle fonctionne et les EHPAD, et défendent des lieux où les anciens vivent avec les enfants. Johann explique avoir mis de côté son projet de plateforme vidéo pour un fonds de dotation destiné à financer des achats de terres, des écovillages et des projets de permaculture. Il annonce un réseau d'indépendance alimentaire dans les Pyrénées-Atlantiques réglé par abonnement mensuel, des groupes Telegram par région et une série d'émissions thématiques, puis demande de diffuser la vidéo par messagerie privée plutôt que sur les réseaux sociaux, ses comptes étant selon lui censurés.