Un entretien donné au site On passe à l'acte, trois ans avant sa mise en ligne ici, sur la santé et sur le cancer. Le point de départ : un cancer à 23 ans et six mois de chimiothérapie. Deux ans plus tard vient le besoin de comprendre : livres sur la santé, conférences, rencontres. De la santé, le fil mène à la politique, à l'économie et à l'argent, racine commune de tout le reste.
Le sentiment d'avoir servi de cobaye au monde médical, et le cas d'un chercheur d'une grande firme pharmaceutique dont la molécule contre les tumeurs du sein a été écartée : 800 millions d'euros de chiffre d'affaires potentiel, contre des milliards pour les traitements existants.
Ce changement de regard a un prix. Un cercle de connaissances nettement réduit, la marginalisation de ceux qui sortent du moule, la télévision qui formate à coups de Hollywood et de BFM, et deux pages Facebook fermées, l'une en mars avec 75 000 membres, l'autre en septembre avec 87 000, dans une vague de 35 000 pages supprimées depuis le 13 novembre.
Reste l'alimentation, seul facteur de santé sur lequel chacun garde la main : quitter le supermarché et les fruits et légumes traités venus d'Espagne, consommer local, les compléments alimentaires et la spiruline. Le cancer se développe en terrain acide, l'assiette peut l'éviter comme en guérir. La chimiothérapie, elle, est un poison qui ne serait pas repris aujourd'hui.