Extrait d'un long débat entre Jonathan de l'ExoPortail et Sylvain Laforest, dont l'intégralité est publiée par ailleurs. Le point de départ : la supériorité russe est qualitative et non quantitative, sur les armes défensives et offensives, le commandement et les satellites. Les vidéos de Jean-Pierre Petit sur les armes présentées par Poutine servent de référence. En face, l'OTAN se limite à rapprocher bases et troupes des frontières russes, en Pologne et dans les pays scandinaves.
Avangard, Sarmat et Poseidon sont inarrêtables, et les États-Unis n'ont aucun bouclier : leurs 3 000 missiles balistiques se heurteraient aux S-400 et S-500. Le précédent syrien sert de mesure, avec 72 des 105 missiles occidentaux interceptés, en bonne partie par des S-125 et S-200 hérités des années 1980.
Le Zircon, à Mach 8 avec trois mètres de marge d'erreur, réduit les porte-avions à des cibles et ferme toute invasion par la mer. En mer Noire, le USS Donald Cook a perdu GPS et informatique pendant deux jours après le passage d'un avion russe, suivi d'une cinquantaine de démissions à bord.
Restent les sanctions économiques et alimentaires, qui visent le PIB et préparent une déstabilisation interne contre Poutine, protégé par son taux d'approbation et la révision constitutionnelle. L'empoisonnement de Navalny ferme l'échange, lu comme un false flag sur le modèle de l'affaire Skripal.