Les forces positives présentes dans les institutions américaines n'ont pas attendu l'administration Trump. Le récit d'un Trump qui purge le marais et démantèle les réseaux pédocriminels se heurte aux chiffres officiels d'incarcération pour trafic humain et trafic d'enfants.
Sous George W. Bush, ces incarcérations sont proches du néant. L'arrivée de l'administration Obama produit un sursaut, qui se poursuit en dents de scie, avec les meilleurs chiffres pendant le second mandat, alors même qu'Obama est mis en cause dans le pizzagate. Sous Trump, la hausse continue la première année, puis les chiffres reculent et s'effondrent sur les deux dernières années. Au total, le mandat de Trump reste en dessous du meilleur mandat d'Obama sur cette thématique. Ce qui purge, ce sont des réseaux déjà installés dans les institutions, sans lien avec l'administration en place.
La discussion bascule ensuite sur Q et sur les réseaux pédophiles, sujet de fixation permanent de QAnon. Le deep state ne se compose pas uniquement de pédophiles, et tous les hommes politiques n'en sont pas. Le mondialisme prend des tangentes dangereuses autour de la pédophilie, dans l'éducation notamment, sans être pour autant le nœud du problème.