Extrait d'un débat entre Jonathan de l'ExoPortail et Sylvain Laforest. Laforest part du sommet : la CIA, bras armé du Deep State américain, chapeaute les dix-sept agences de renseignement, NSA et FBI compris, comme l'a révélé l'ancien officier Kevin Shipp. Depuis la baie des Cochons elle travaille avec la mafia, et depuis la guerre du Vietnam elle finance ses opérations par la drogue : héroïne du triangle d'or, puis cocaïne d'Amérique du Sud et héroïne afghane, 95 % du marché mondial.
Trois décisions de Trump coupent ces circuits. Le retrait d'Afghanistan prive la CIA des avions de l'OTAN faisant la navette avec les États-Unis. Le mur mexicain vise la contrebande terrestre. Quatre navires américains, dans le golfe du Mexique et au large du Venezuela, ferment la voie maritime : 228 puis 230 tonnes de cocaïne saisies.
Jonathan conteste l'utilité du mur : l'essentiel des passages se fait par la mer, les tunnels et les airs, et un trafiquant bascule d'une route à l'autre. Reste un effet d'image et d'électorat. S'ajoute le détournement de fonds visant Steve Bannon et quatre associés sur le financement du mur. Laforest lui oppose que Bannon, ambivalent, a été écarté de l'administration Trump.
L'échange se termine sur la contrebande attribuée à Daesh : une cargaison d'amphétamines partie de Syrie, évaluée à un milliard, saisie en Italie sur renseignements de l'armée américaine.